Pages

jeudi 4 octobre 2018

Mauvaise foi. Essai sur la religion du progrès







«On n’arrête pas le progrès», dit l’adage. Cela vaut sur les plans technique et culturel. Ce qu’on appelle aussi l’évolution des mœurs accompagne en fait le progrès technique comme son ombre, contribuant à ériger, au cœur même du discours progressiste, un sentiment de fatalité, comme si les choses ne pouvaient aller autrement. Critiquer cette religion apparaît du coup comme une faute, un péché qui peut mener à l’exclusion. À travers l’analyse de romans, films, essais et l’examen de diverses manifestations culturelles contemporaines, Gilles McMillan montre que l’opposition classique entre progressistes et conservateurs est maintenant largement dépassée, les uns et les autres ayant massivement adhéré à la religion du progrès. Il affiche ouvertement sa mauvaise foi à l’égard de cette religion et, inspiré par l’œuvre de Réjean Ducharme, il reprend à son compte une phrase de Johnny, le narrateur de Gros mots : «c’est comme ça, on est sauvés si on a la mauvaise foi…»
 


Gilles McMillan a publié La contamination des mots chez Lux Éditeur en 2014, L’ode et le désode, un essai sur Réjean Ducharme, chez l’Hexagone en 1995, et de nombreux articles dans diverses revues (dont Contre-Jour, Hors Champ, L’inconvénient et Liberté). Il a également fait paraître des textes polémiques dans les sections «Opinions» et «Idées» du quotidien Le Devoir.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire